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le hollandais volant

Site original : le hollandais volant

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Résoudre le problème ? Nan, mais punir ceux qui le résolvent.

vendredi 29 novembre 2019 à 18:30

La France traverse quand-même une époque formidable.

Y a des SDF dehors. C’est un fait. Il devrait être du rôle de l’État de faire son nécessaire pour les aider.
Mais non.
À la place, quand tu donnes une pièce à un SDF, on te colle une amende.

Autre exemple.

Le sol et les murs sont crades.
Plutôt que de taguer avec de la peinture, certains taguent ces surfaces sales avec des pochoirs et des karchers, un peu comme quand on écrit « sale » sur une vitre sale de voiture. Dans les faits, rien n’est dégradé, on est d’accord ? Pourtant, au-delà du message tagué, certaines villes, comme Montpellier, plutôt que de nettoyer les rues pour effacer ces tags trouvent le moyen de déposer des plaintes pour ces « tags ».

Encore ?

En informatique, quand on trouve un bug, généralement on le signale, le bug est corrigé et tout le monde est content. Certaines entreprises payent très cher ceux qui trouvent ainsi des bugs.
Ici, non : tu trouves un bug, on t’envoie devant le juge (ce cas, l’affaire Bluetouff, n’est pas isolé).

On continue.

Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les autres grosses boites du numérique (Über, etc.) ne payent pas leurs impôts. Plutôt que de faire appliquer des lois qui existent déjà et d’abolir les montages fiscaux le législateur préfère inventer des taxes pour les faire payer (chose qu’ils contournent facilement — et à raison, si vous voulez mon avis, car résister contre de la merde c’est toujours une bonne chose).


On a un problème dans ce pays, et pas forcément juste ici, ni maintenant. En fait c’est assez répandu : quand on voit un problème, plutôt que de le solutionner immédiatement, on préfère se réunir et perdre du temps pour finir, après de longs débats, par dire qu’on va aller taper sur ceux qui le dénoncent.

Vous pensez que le problème va disparaître quand tout le monde fermera sa gueule à leur propos ?

Remarquez, oui, les dictatures en tout genre (Chine, Corée du Nord…) le font bien et ça marche : si personne ne parle du problème, c’est qu’il n’y en a pas, hein. C’est vers ça qu’on se dirige.

M’enfin, dans tous les cas c’est une mentalité que je ne pourrais jamais comprendre.

Ou si : corriger les problèmes, ça coûte cher. Et quand une banque gouverne, faut pas dépenser du fric pour des solutions alors qu’on peut régler ça avec un LBD pour imposer le silence.

:(

Les OGM ne tuent pas. L’écologie bête et aveugle, si.

dimanche 27 octobre 2019 à 12:09

Du riz.
Voir : Block on GM rice ‘has cost millions of lives and led to child blindness’

Si un poison vous tue si vous en mangez, les « vitamines » sont des substances dont c’est l’absence de consommation qui vous tue. Ce sont aussi des substances que le corps humain ne produit pas lui-même et qu’il doit donc trouver dans sa nourriture.

La vitamine A, par exemple, est présente dans les carottes, l’oseille, la patate douce et dans de nombreux poissons ou viandes. Sa carence provoque la cécité voire la mort.

Dans certains pays comme le Bangladesh, les carences en vitamine A sont responsables de 2 000 morts par jour et de la perte de la vue chez des millions de personnes, généralement des enfants.
L’aliment de base au Bangladesh, comme dans beaucoup de pays, c’est le riz. La science a donc mis au point un riz qui produit de la vitamine A : le riz jaune, destiné à ces populations pour réduire ces morts et ces maladies.

Sauf que… les autorités et les groupes « écologistes » sont partis en croisade contre les OGM et ont donc banni ce riz jaune.

Résultat : des millions de personnes continuent de mourir et autant d’enfants vivent sans voir le monde.

La science, la recherche, sauve des vies.
Refuser de voir ça et se cramponner à ses convictions occidentales qui n’ont pas ce problème, ça en revanche, ça tue.
Pire, après t’as les groupes écolos qui viennent dire que c’est la recherche et la science qui est responsable de tout ça.

En fait, j’imagine que ça se passe un peu comme ça :

– La médecine : « Les enfants des pays pauvres sont carencés en vitamine-A. »
– La biologie : « On est sur le coup. Voici du riz OGM, jaune, qui contient de la vitamine-A. »
– La médecine : « Super, voilà qui devrait sauver de la cécité des millions d’enf… »

– Les soi-disant écolos : « Nope, n’en veut pas. »
– Les hipsters : « Nope, nous non plus. »
– Les politiques : « Pareil, c’est non, autrement on perd des voix. »

– Les enfants : « On est aveugle ! »
– Les écolos, hipsters et politiques : « C’est la faute aux OGM. »

Mème avec Poutine.

J’ai déjà parlé plusieurs fois des OGM et sur pourquoi j’ai fini par changer d’avis sur ça. Et je ne suis pas le seul.
Je pense que quand certaines croyances et convictions profondes sont erronées et qu’elles tuent ou rendent d’autres gens malade, il faut arrêter et surtout les combattre.

Oui, je pense que les OGM (tout comme le nucléaire, les normes d’hygiène, la recherche scientifique et spatiale, le minage d’astéroïde…) sont (ou seront, pour le dernier) une avancée majeure dans l’avancement de notre espèce et notre civilisation.

Vous n’êtes pas obligés de penser comme moi, mais vous avez, comme moi, la responsabilité et le devoir en tant qu’être humain de reconnaître que ces technologies sauvent des vies, préviennent des morts et peuvent nous sauver de l’obscurantisme soi-disant écologique qui est en train de pousser toute la biosphère de cette planète droit dans le mur.

Image d’en-tête de Simone Bosotti

Mon installation de chargeur solaire pour téléphone

mardi 8 octobre 2019 à 18:42

J’ai parlé deux fois (ici et ) de ma petite installation solaire qui me sert à utiliser mon téléphone quasi-exclusivement sur l’énergie solaire depuis le début de l’été, et à chaque fois vous avez été plusieurs à me demander plus de précisions, donc voici un petit article avec quelques détails et des liens.

L’appareillage

Premièrement j’avais par le passé déjà acheté des petits chargeurs pour smartphone (à 5~10 €), environ de la taille d’un smartphone. Ces trucs n’ont jamais marché. C’étaient des petits panneaux solaires avec une batterie en dessous. La batterie est censée se charger grâce au Soleil, ou par USB. Inutile de dire que si vous achetez ça, vous ne l’utiliserez toujours qu’en USB.

Cette année, j’ai décidé d’acheter un vrai panneau solaire qui recharge en USB. Ces chargeurs n’ont pas de batterie : ils ne stockent pas d’énergie et on ne peut donc s’en servir qu’en journée. L’avantage, c’est qu’ils sont pliables et ne prennent pas de place :

Photo de mon panneau solaire.
Le panneau lui-même possède trois ports de charge USB :

L’ensemble est annoncé pour produire 25 W.

Histoire de le faire fonctionner la journée quand je suis au travail, et de pouvoir charger mon téléphone le soir et la nuit, je branche ma batterie de secours sur le panneau le jour et sur le téléphone la nuit. C’est une batterie conséquente de 26 000 mAh (99 Wh, pile à la limite de ce qu’il est possible d’apporter dans un avion — c’est pour ça que les batteries plus grandes sont bien plus rares, aussi).

Chez moi, le panneau est exposé au sud-ouest (j’ai utilisé des lattes en bois pour bricoler un support), à l’extérieur de la fenêtre. Un câble USB passe sous la fenêtre et je branche ce que je veux au bout à l’intérieur de la maison. Comme ça le téléphone lui-même n’est pas exposé en plein soleil et j’ai pas non plus besoin d’ouvrir la fenêtre à chaque fois.

Voici le support en bois (qui est ensuite accroché au mur) :
Le support de mon panneau solaire.

Et ça marche ?

Oui !

En plein été, le panneau recharge la batterie entièrement dans la journée sans aucun problème.
Cette batterie peut recharger à son tour mon téléphone la nuit ou le soir.

Parfois je branche aussi mon téléphone directement sur le panneau solaire. En plein soleil, le téléphone et la batterie rechargent en même temps. Il y a donc réellement de la puissance dans la lumière du soleil (quel scoop !). Le téléphone seul peut même recharger en "recharge rapide" si c'est supporté.

Nous sommes actuellement en octobre : les jours sont nettement moins longs et le soleil à la fois moins fort et moins présent.

Pourtant, j’arrive toujours à avoir une batterie pleine tous les soirs. Certes, elle n’est jamais vidée entièrement, parfois même pas à moitié, mais il y a toujours suffisamment de jus pour recharger mon téléphone tous les soirs et me retrouver avec 100 % de batterie le matin.

Je suis assez curieux de savoir si je vais pouvoir passer l’hiver sans charger une seule fois mon téléphone sur le secteur. S’il fait beau, je pense que oui (grâce à la bonne exposition du panneau). S’il neige ou est nuageux durant 15 jours de suite, je n’en serais pas aussi sûr.

L’avantage de la batterie, c’est qu’elle est peut recharger 6 à 8 fois mon téléphone : donc même s’il pleut pendant une semaine, la batterie seule suffit pour tenir. Il faut ensuite juste qu’il fasse beau durant quelques jours pour recharger la batterie (en hiver, il faudrait 2~3 jours, je pense).

Ceci démontre une chose : un panneau solaire c’est très cool et pratique, mais sans sa batterie qui permet d’accumuler l’énergie pour la restituer quand il y en a besoin, ça ne sert à rien. Ceci est un problème pour moi avec mon chargeur de téléphone, mais c’est également un problème pour les fermes de production d’énergie solaire à grande échelle. En journée, l’énergie produite dépasse la consommation, mais durant la nuit, c’est la demande surpasse l’offre… Et les énergies renouvelables basées sur la météo (vent, solaire…) tant prisées par les associations écologistes ont toutes ce problème !

Est-ce rentable ?

Non…

Il faut bien l’avouer : je ne dirais pas que ce soit rentable financièrement : le panneau + la batterie seraient rentabilisés après plusieurs années d’utilisation seulement. Il n’y a pas de raison qu’ils s’arrêtent de fonctionner comme ça, mais ça demande tout de même un certain temps.

Cela ne veut pas dire que c’est inutile : le chargeur solaire est plutôt pratique et on peut le fixer partout (les panneaux sont tenus avec une structure en kevlar qui incluent 4 anneaux métalliques pour la sangler). Sur un sac à dos pour une randonnée, ou en vacances, au camping, dehors en ballade, dans la voiture en plein soleil (au lieu de brancher sur l’allume cigare).

C’est une source autonome d’énergie et en dehors du côté « écologique » ça permet aussi d’avoir son précieux smartphone chargé n’importe où (évitant d’avoir à sa poser à un Mc Do pour le recharger). En ce sens, ce genre de gadget restent pratiques.

Autrement, je l’ai aussi pris pour expérimenter : savoir quel panneau pour quels usages, que peut-on faire avec un petit panneau ? Est-ce que ça marche quand il pleut [oui] ? Est-ce que ça marche moins bien quand il pleut [oui aussi] ?

Bref, je suis assez content de ce projet et plutôt surpris de sa puissance, même en automne avec les jours déjà courts.

Je suis très fan de tous ces systèmes qui récupèrent de l’énergie perdue. Le panneau solaire est un de ces trucs (et là c’est quelque chose d’utile). Prochainement je publierais un autre article (et sur Couleur-Science aussi) pour un autre moyen de récupérer de l’énergie, mais pas pour son téléphone.

Liens

Le panneau et la batterie ont toutes les deux été achetées sur Amazon.

Je vous mets ici les liens (liens affiliés : si vous commandez via ce lien, je perçois un petit pourcentage en bon d’achat Amazon) et les références.

(Sérieusement : je recommande très largement la batterie. Elle est fine (pas comme les autres "pavés"), légère, avec une énorme capacité et avec plein de ports : USB-C (charge/décharge rapide), 2×USB (décharge), micro-USB (charge), Lightning (charge?)…

Et y a pas d’écrans ou de torches à la con qui vident la batterie pour rien : il y a juste 4 petites LED qui montrent le niveau de charge. Comptez une bonne nuit pour la recharger avec un chargeur 2A en micro-USB… ou bien une petite journée d’été avec un chargeur solaire ;-))

Brocoli VS steak

mardi 27 août 2019 à 18:19

Y a une image qui refait surface sur les rézosocio en ce moment :

Brocoli vs steak

On devrait en conclure que les brocolis sont moins gras et meilleurs pour la santé que le steak (ou la viande en général).

Alors non, l’image ne véhicule pas d’erreurs : les valeurs présentées sont justes (selon les sources, on peut trouver quelques différences, mais c’est pas grave).

Le truc qui me fait hurler à chaque fois, c’est que LES CALORIES NE SONT PAS UNE UNITÉ DE QUANTITÉ DE NOURRITURE.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte : 100 calories (soit environ 5 % des besoins journaliers pour un être humain adulte), correspondent à 300-350 grammes de brocolis. Ouais ouais :

Brocoli vs steak
Donc si vous voulez vous nourrir exclusivement de ça, libre à vous, mais j’espère que vous êtes prêts pour ingurgiter entre 6 et 7 kilos de brocolis par jour. Pour du steak, ça serait plutôt 800 grammes.

Poussons encore plus. Ces 6 kilos, ils viennent d’où ? Du supermarché ? Ok. Il est arrivé là comment ? En camion ? Ben il faut donc 9 fois plus de camions dans une société purement brocolivore par rapport à une société purement steakivore, et donc également 9 fois plus d’essence, de frigos, de pesticides, d’étales climatisées, de CO2 émis en transport…

Sur ce dernier point j’ai bien dit « en transport ».
Vous voyez, des comparaisons foireuses, je peux aussi en faire, hein, donc on va arrêter là.

Je tenais juste à rappeler de faire gaffe aux unités de ce genre « d’information ».


ÉDIT : il est clair que le message de départ est de dire que le brocoli contient plus de protéines que la viande de bœuf. Et en ce sens, je dirais que c'est faux.

C'est comme si je disais que toutes les 2CV du monde avaient plus de puissance que toutes les Ferraris du monde... au total ! C'est forcément vrai, car il y a infiniment plus de 2CV que de Ferraris. Le seul soucis c'est que cette façon de calculer ne rime à rien : ce n'est pas comme ça qu'on mesure la puissance d'une voiture.

Et ben pour le brocoli et le steaks, c'est pareil : on ne mesure pas leur qualité nutritionnelles par calorie, mais par portion ou par unité de masse.

On a le même problème avec les tic-tac (les bonbons). Ces trucs sont essentiellement du sucre, mais comme ils sont tout petits, la quantité de sucre est suffisamment basse pour qu'ils peuvent indiquer dessus "sans sucres". C'est risible, mais c'est ce qui arrive quand la législation est faite comme l'image de départ ici : de façon à tromper le consommateur.

ÉDIT-2 : https://lokoyote.eu/les-calories-cest-bien-mais-ca-sert-a-rien/
Très juste : j’avais oublié cet article ! Les « calories » contenues dans aliment sont calculés par une combustion totale… qui n’a rien à voir avec une digestion. Le nombre de calories chimiquement présents dans un aliment n’est absolument pas celui que le corps peut exploiter.

Et il y a plusieurs facteurs à ça : certains aliments ne se digèrent pas, d’autres mal, d’autres demandent même de l’énergie pour être digérés. Certains aliments demandent même plus d’énergies à être digérés qu’ils n’en fournissent à l’organisme…

[UTF-8] Comment voulez-vous qu’on avance ?

mardi 30 juillet 2019 à 18:05

J’avais un peu de mal à faire une détection du bon encodage de caractères dans les pages web. Du coup je cherche un peu et tombe sur cet article, de Supinfo, qui est une haute école d’ingénieurs en informatique en France :

Pour une raison ou une autre, je décide de regarder le code source.

Voilà :

i

Mais oui soyons fou : rédigeons un article pour donner des conseils pour choisir entre l’encodage unicode (UTF-8) et l’encodage ISO (ISO-8859-1) et mettons deux encodages contradictoires dans le code source de la page !

C’est comme si tu allais acheter une nouvelle voiture, que tu demandes « Et cette voiture, elle est essence ou gazole ? » et que le garagiste en chef, celui que tout le monde respecte, te disait « oui ».

Comment voulez-vous avancer dans le domaine des technologies et des standards, et faire en sorte que le monde soit un peu plus interopérable chaque jour quand les personnes supposément les plus compétentes dans le domaine font ce genre de choses ?

C’est insultant.

Bref.

Du coup, le vrai encodage c’est quoi ici ?

La page est en HTML 4. Par conséquent, la première déclaration (<meta charset="utf-8">) n’existe pas — mais ce n’est qu’une des 31 erreurs dans le code source). Le navigateur devrait l’ignorer. La valable est donc ISO-8859-1.

Pourtant, mon navigateur détecte une page en UTF-8.

Je regarde l’encodage spécifié dans les en-têtes HTTP :

content-type	text/html; charset=UTF-8

Génial… Quel bordel…