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le hollandais volant

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Une énigme

samedi 31 octobre 2015 à 00:00
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L’application Le Mot Du Jour

samedi 24 octobre 2015 à 20:23
un dictionnaire Nonobstant l’irréfragable vocabulaire dont vous disposez, voici une suggestion pour améliorer vos connaissances.

Je dois être un hâbleur cinoque (bien que n’ayant point d’accessoire infundibuliforme sur la tête) tombé dans la garrulité pour déblatérer avec une pétulance volubile tous ces mots, prenant le rôle d’un laudateur, mais je souhaite que ce phébus — loin d’être une pasquinade allusive — soit un satisfecit pour cette application oblative, grâce à laquelle plus rien ne sera plus sibyllin et avec laquelle vous pourrez enfin vous rasséréner.
Qu’elle vous invite même à une libation roborative du savoir, au moyen de cette cascatelle du trésor de vocabulaire.

Vous pourrez alors enfin exhiber votre fatuité que même le cénacle et la nitescence des littéraires les plus outrecuidants pourront vous envier, passant alors du statut d’aliboron à jovien en matière de mots.

Il n’est qu’un simple truisme que cette application à la saveur immarcescible vous emporte dans le céans de la langue Française. Qu’elle sache être un affiquet surérogatoire sur votre téléphone.



image de Greeblie

La vérité est une nuance de gris

samedi 17 octobre 2015 à 15:29
couleurs Je reproduis ici le texte de Mr. Mondialisation initialement publié sur Facebook :

« La vérité est une nuance de gris

Non, pas 50 nuances. Mais assez pour comprendre que "la Réaction" n'est pas la solution. Vous l'entendez souvent autour de vous, ce lieu commun du critique qui plonge tête la première dans une opposition systématique. C'est tout noir ou tout blanc. “Si X à tort, son extrême inverse Y a forcément raison !” pensent-ils s'arguant d'avoir l'esprit critique. De là naissent tous les radicalismes propices à l'émergence d'un nouveau fascisme.

Mais qui peut encore ignorer que les raisonnements manichéens ne sont pas émancipateurs ? Ils ne peuvent l'être car ils s'appuient sur la facilité et l'absence de pensée. La difficulté, qui représente le chemin le moins simple à emprunter, exige de se forcer à voir l'objet sous tous les angles, y compris sous l'angle de celui qui tente de nous opprimer, afin de ne pas soi-même planter les graines d'une nouvelle oppression.

Ainsi l'histoire nous a déjà démontré que l'origine du totalitarisme s'inscrit dans une opposition radicale et naïve envers un vague ennemi désigné, symbolisant un système. Les réactionnaires prétendent ainsi qu'il n'y a qu'une solution unique : le repli identitaire. Cette réaction radicale (ici, un néo-nationalisme exacerbé) portée par beaucoup comme étant la solution contre la mondialisation sert en réalité de chien de garde aux privilégiés qui voient dans la redistribution des richesses au niveau international une menace pour leur position.

Comme l'exprimait Hannah Arendt dans "Les Origines du totalitarisme" : “Ce qui séduisait l’élite, c’était l’extrémisme en tant que tel.” Reste à espérer qu'assez de gens comprennent ces notions difficiles à saisir, car nuancées par nature, avant qu'on ne bascule tous ensemble une nouvelle fois dans l'horreur. Car oui, il est possible de faire pire qu'aujourd'hui. Et vous pouvez nous croire, ils ont les armes pour vous convaincre de détester les opprimés et d'accepter ceux qui les oppriment.

La vérité est une nuance de gris. »



Et j’ajouterais que la nuance de gris n’est valable que pour une seule idée.
Chaque personne possède plusieurs couleurs (représentant chacune une sujet pour lequel il vit) et chaque couleur se superpose à une nuance de gris, symbolisant son point de vue sur cette idée.

Certaines personnes n’ont pas ou peu d’avis sur une idée ou un sujet : la couleur de cette idée est donc absente de leur palette.

Au final, chacun est un mélange unique de plusieurs couleurs plus ou moins intenses. Une palette, en somme, un spectre coloré, représentant sa vision du monde et de sa vérité.



(toute cette symbolique n’a rien à voir avec la notion de "personne de couleur", je préfère le dire)

image de Doug88888

Fail chimique

vendredi 16 octobre 2015 à 14:33
bouteille de produit chimique Visiblement plus personne n’a de cours de chimie à l’école ; l’occasion donc de refaire un bref point.

Je cite :

La cocaïne est une drogue extrêmement dangereuse et nocive, faite à partir de feuilles de coca. Mais le procédé pour obtenir la poudre fait intervenir de nombreux autres ingrédients, qui éclairent un peu plus sur sa dangerosité : kérosène, acide sulfurique (que l’on utilise pour déboucher par exemple les WC), ciment, ammoniac, éther...


Ok, la cocaïne est une drogue dangereuse, très addictive, etc. etc.
Mais est-ce le cas à cause de la chaîne de production ? Ces produits ne sont pas censés apparaître dans le produit final.

Tout comme on ne trouve pas d’ozone (gaz cancérigène) dans l’eau du robinet (l’ozone est utilisé pour désinfecter l’eau), ni de dioxyde de carbone supercritique à très forte pression dans votre boisson gazeuse favorite (le CO2 supercritique est utilisé pour l’extraction de la caféine).


On va faire une expérience de chimie (préparez blouse, masque, lunettes, gants, hotte, extincteur) :

  1. Prenez un verre et remplissez le d’eau.
  2. Ajoutez une pincée de sel de table.

C’est bon ?
Vous savez ce que vous avez dans le verre maintenant ? Il y a des atomes d’hydrogène, d’oxygène, de chlore, de sodium et probablement aussi de l’iode et du fluor.


Pourtant, mettez tout ça ensemble dans les bonnes proportions et vous avez de l’eau salée tout à fait prête pour cuire vos nouilles.
C’est ça, la chimie : la transformation des molécules en d’autres, et avec elles, les propriétés physico-chimiques.


Bref, deux choses à retenir avant de s’alarmer devant n’importe quoi :


image de Deam Ayres

Les ligatures en typographie

jeudi 15 octobre 2015 à 19:21
ligature S et I Quand on parle de ligatures en typographie, on parle de deux caractères qui sont collés pour n’en former plus qu’un : « oe » devient « œ », par exemple dans « œuf » et dans « cœur ».

Œ est sûrement la ligature la plus connue en français. On trouve ensuite « æ » que l’on retrouve dans ex æquo ou curriculum vitæ et représentant la ligature entre les lettres « a » et « e » ; ou encore le « & », qui représente historiquement la ligature entre un « e » et un « t » (d’où sa signification).

En allemand, on rencontre beaucoup le « ß », (à ne pas confondre avec le « β » (bêta) du grec), et qui représente la ligature entre un « ſ » (s long, utilisé en math pour les intégrales) et d’un « s ».

Le œ, le æ ou le ß sont assez courants, mais connaissez vous les autres ligature, beaucoup plus rares, voire presque disparues de l’usage ?

L’une des lettres qui présente pas mal de ligatures, c’est le « f » : cette lettre a en effet tendance à avoir la partie haute (la hampe) dépasser sur la droite, ce qui fait qu’il recouvre la lettre suivante et qui peut donner un résultat illisible. Par exemple, la hampe du f peut recouvrir le point du i qui le suite, ou heurter la barre du l ou du t, ou même la hampe d’un autre f. Dans certains cas, trois lettres sont ligaturées : par exemple quand on se retrouve avec deux f et un i.
Dans ces cas, les lettres sont ligaturées ainsi : «  », «  », «  », «  »…

L’origine d’une ligature pour deux caractères peut être technique : c’est le cas pour les ligatures avec le « f », pour éviter les collisions entre les lettres lorsque l’on utilisait les caractères en plomb dans l’imprimerie ; étymologique : la ligature représente alors un son unique en deux lettres ligaturées, comme « œ », qui représente un son unique (par exemple dans les mots « cœur » ou « fœtus », mais pas dans le mot « moelleux » qui ne présente donc pas de ligature) ; ou purement esthétique.

Ce dernier cas de ligatures esthétiques sont les plus rares et les moins utilisées, principalement parce qu’elles sont optionnelles. On découvre ainsi qu’il existe des ligatures comme « st » qui devient « st », simplement pour ajouter un peu de style. Elle reflète, parfois, la trace laissée par la plume dans une écriture manuscrite lorsqu’on passait d’une lettre à l’autre sans la lever du papier.

Enfin, dans les ligatures en langue française, on peut noter le statut de la vingt-troisième lettre de l’alphabet : « W » qui, historiquement, est une ligature entre deux « V », d’où son nom de « double V » (ou « double U » en anglais).
Cette ligature a fini par devenir une lettre à part entière.

Dans le même alphabet mais dans d’autres langues, on trouve d’autres ligatures, par exemple le « dz » (dz) en polonais ou le « lj » (lj) en slovaque. Le néerlandais utilise aussi parfois la ligature « ij » : « ij ».

L’alphabet phonétique international, présente d’autres ligatures qui lui sont propres : ȸ (db), ȹ (qp)…

Les autres alphabets disposent également de leur ligatures, apparues pour les mêmes raisons (techniques, étymologiques ou esthétiques).

Ressources :

image de Daniel Ullrich