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le hollandais volant

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L’apologie de l’anorexie maintenant…

lundi 16 mars 2015 à 19:35
Aller hop, et bientôt la censure de ça aussi. Oh et celle de la malbouffe aussi, tiens.

Et puis merde : criminalisons aussi tous ceux qui publient des recette de cuisine avec :



Et puis… question…
Si vous voulez punir l'apologie de l'anorexie sur Internet… Pourquoi vous laissez l’apologie de l’anorexie à la TV ? Avec toutes les publicités pro-minceur, pro-0% et tout le reste ? Hein ?

Censure généralisée : les élus la réclament

mardi 10 mars 2015 à 16:30
Il fallait s’y attendre, maintenant que le gouvernement peut bloquer des sites web sans l’avis d’un juge, ils veulent étendre ça aux sites qui disent du mal des élus. C’est un député socialiste qui demande ça.

Expliquez-moi comment un pays peut-être dit « libre » si on ne peut pas se plaindre de ses élus (ne rêvons pas : hier c’étaient les menaces, aujourd’hui ce sont les injures, demain ce sera la simple plainte ou remise en question d’un politicien) ?


Le député (Guy Delcourt, député du Pas-de-Calais) demande l’extension de la censure en raison du développement d’Internet (ça fait juste 15 ans que c’est là ce truc « Internet », hein) et du fait que les procédures judiciaires sont trop lourdes pour traiter tous les cas d’injure.

Rappelez-moi là aussi qui sont ceux qui votent les lois qui composent ces procédures judiciaires (et qui contribuent à rendre tout ça plus lourd que nécessaire) ?

Aussi, il y a une raison pour laquelle ces procédures sont lourdes : c’est pour garantir que chaque étape soit bien constitutionnelle et qu’il n’y a pas d’abus de pouvoir, tout ceci pour garantir le système démocratique et rester dans un État de droit et libre. C’est pareil que pour le vote : c’est lourd, c’est long, mais tout ceci est nécessaire.

Ensuite, si ça fait trop de dossiers pour tout le système judiciaire, ben… fallait pas fermer la moitié des tribunaux il y a quelques années (sous le règne de $arko)…


La tournure que prend ce système de censure administrative ne me plaît pas du tout. Ça fait à peine un mois que cette merde a été votée (pour bloquer rapidement les sites terroristes à la base) et ils veulent déjà l’étendre à toutes les sauces : antisionisme, piratage, pédophilie, injure…
Un député c’est une personne qui décide à votre place ce qui est légal ou illégal : il ne leur faudra que le temps pour faire voter toutes les extensions nécessaires et bloquer n’importe quel site qui ne leur plaît pas.

image de Newsfrontier

« François contre Internet ».

mardi 24 février 2015 à 17:35
TF1 vous présente le nouveau jeu télévisé : François contre Internet.

françois hollande tout mouillé
Le principe est simple : François jette un dé et en fonction du résultat, on utilise un prétexte pour faire chier les internautes. Je rappelle la règle :

Le dé tombe sur :

*François jette le dé*

Et ce sera… un 6, l’antisémitisme ! Bravo François ! On applaudit bien fort.


Donc voilà, notre gagnant repart avec 3 lois destinées à stigmatiser l’Internet comme responsable de l’antisémitisme.
François, je vous le rappelle, s’est déjà servi de son joker 49/3, mais il lui reste l’avis du public qu’il n’a toujours pas utilisé depuis 2012 ! Quel courage ce François.

Mon avis sur le gaz de schiste

lundi 16 février 2015 à 16:43
puits de pétrole Le gaz de schiste, c’est du gaz naturel contenu dans des couches d’argile plus ou moins en profondeur. La différence avec le gaz habituel, c’est l’argile justement : cette roche est imperméable et demande une grande quantité d’énergie pour en extraire le gaz (là où les autres roches sont bien plus simples à dégazer).

Je ne sais pas (parce que je n’ai pas encore lu) ce que va faire si on exploite ce gaz, en fonction des procédés, surtout. Mais même sans ça, je pense que c’est une connerie.

Pourquoi ?

En fait, ce que je ne comprends pas (enfin si : le moteur de tout ça, c’est le fric et le profit de Total, Shell et les autres destructeurs de planète), c’est pourquoi ces fumiers continuent de se focaliser sur les énergies fossiles, alors qu’actuellement le nucléaire est déjà plus propre (le nucléaire, à production d’énergie égale, émet moins de radioactivité dans l’air), faut déjà le faire, mais surtout qu’on a toutes les technologies nécessaires pour capter les énergies produites par le soleil (vent, marrée, solaire voltaïque et solaire thermique) et par la Terre (thermique, pompe à chaleur).

Les énergies fossiles, on le sait : à un moment on n’en aura plus. Pourquoi fermer les yeux sur ça ?

Et au delà des voitures ou des avions qui n’avanceront plus, ça sera également toute la synthèse chimique qui aura des problèmes : plus de pétrole, c’est plus de plastiques.
Regardez autour de vous : plus de plastiques, c’est plus de vêtements synthétiques, plus de peinture, plus d’encres, plus d’emballages (c’est peut-être pas mal, ça), plus de produits ménagers, plus de colorants dans la bouffe (ça aussi, c’est pas pire)… Si vous retirez tout le plastique de chez vous, il ne reste que le bois, le verre, le métal et la pierre. Oui, comme au 18e siècle, et autant dire que ça ne fait plus grand chose d’utile…

Un grand scientifique a dit un jour qu’il ne faut pas brûler le pétrole, mais qu’il faut le garder pour la synthèse chimique. Ce scientifique, c’était Mendeleïev, l’un des pionnier de la chimie il y a 150 ans.

Actuellement, ce qui me chagrine, c’est que rien à grande échelle n’est fait, ni même essayé, pour faire en sorte de se passer des énergies fossiles. On continue de brûler des restes de dinosaures pour transformer la Terre en une serre géante qui va tous nous détruire, alors que la Terre reçoit tous les quart-d’heure plus d’énergie que l’homme en a besoin pour toute une année de la part du Soleil.

Il y a pourtant des moyens plus ou moins viables (totalement viables si on les additionne, j’en suis convaincu) : si le nucléaire est pour l’instant et selon moi la meilleure solution (à condition que ce soit effectivement mieux géré que par Tepco ou EDF, qui masque des fuites radioactives survenues en 2014) et seulement à défaut de ne pas encore avoir un parc de centrales à énergie renouvelable suffisant ; il faudrait également investir massivement dans l’éolienne ou le solaire : il y a des régions du monde ou le soleil est plus qu’abondant (les déserts, mais pas que) et en mer, il y a du vent toute l’année, tous les jours. Et ne me parlez pas des barrages hydrauliques en béton : la production du béton génère plus de CO2 que tous les transports réunis (dans le monde).

Quant au transport de l’électricité produite dans le désert, c’est un problème (technique) oui. Mais on peut très bien changer la donne : ils peuvent déjà transporter du gaz d’un pays à l’autre, avec des gazoducs. Ils peuvent produire de l’hydrogène dans le désert et le transporter. On a déjà des voitures et des bus à hydrogène qui fonctionnent très bien. Et je ne vois aucun soucis à brûler massivement de l’hydrogène « propre » pour produire de l’électricité « propre ».

L’hydrogène coûte cher à produire (en énergie)… mais il ne coûtera rien si c’est l’énergie solaire qui s’en charge.
Et brûler de l’hydrogène, ça ne libère qui de l’eau (eau qui était de toute façon déjà dans l’atmosphère ou dans les océans, pas piégé dans les roches du sol).

Selon moi, l’énergie de l’avenir c’est l’hydrogène : il est impossible qu’on vienne à manquer d’eau sur Terre et on ne manquera pas non plus d’énergie pour la transformer en hydrogène, si on utilise le soleil pour ça. Et si un jour on songe à voyager dans l’espace, l’hydrogène compose 92% des atomes de l’univers. Si on manque de ça, c’est qu’on aura vraiment élu les mauvaises personnes…

Quoi qu’il en soit, s’ils se mettent vraiment à rechercher du gaz de schiste un peu partout, j’aurais honte. Honte de l’espèce humaine. On aura vraiment l’air de cons, si il s’avère un jour qu’il existe de la vie ailleurs : comment voulez-vous leur expliquer sans pleurer qu’on provoque des guerres et qu’on fouille dans la boue à la recherche de pétrole alors qu’on a tout ce qu’il faut avec le solaire, qui nous livre chaque instant 30 000 fois plus d’énergie qu’on en consomme ?

image de POD

Micro-gravité ou apesanteur, dans l’ISS ?

samedi 14 février 2015 à 17:50
iss et endeavour Ceci est une réponse à Bruce, de la chaîne e-penser, à propos de sa vidéo « Pourquoi les astronautes flottent dans la station spatiale internationale ».
Bien que la probabilité qu’il passe ici soit aussi grande que celle pour le chat de Schrödinger de devenir un lapin (qui n’est pas nulle bien que très faible), je poste ça ici plutôt que sur Couleur-Science justement par ce que c’est en commentaire à sa vidéo (et que je ne peux pas poster sur Youtube).


Dans la vidéo, Bruce se pose la question du titre : Pourquoi les astronautes flottent dans la station spatiale internationale ?

Il dit, tout au long et avec conviction, que ce n’est pas de l’apesanteur (ni de l’impesanteur) mais qu’il s’agit plutôt de micro-gravité.

Je ne suis pas d’accord avec ça. Et il se contredit d’ailleurs.

Il dit, à juste titre, que l’attraction gravitationnelle de la Terre est telle que l’accélération de la pesanteur est (à un tout petit peu près) la même dans l’ISS à 400 km d’altitude que sur Terre. Autrement dit, la gravité est la même dans l’ISS que sur Terre. Alors pourquoi qualifie t-il la gravité dans l’ISS de « micro-gravité », si c’est la même que sur Terre ?

Si je prends le dictionnaire, la micro-gravité est un état où les forces gravitationnelles sont très faibles (en particulier par comparaison à ce qu’on ressent sur Terre). Le terme lui-même dit d’ailleurs ce qu’il veut dire : « petite gravité ».
Cela peut se produire si on est dans un espace « vide », loin de tout astre massif, ou alors si on est situé exactement entre deux astres identiques : chaque astre nous attire vers lui avec autant de force et au final ces deux forces s’annulent et on ne tombe ni vers l’un ni vers l’autre (c’est cependant un état d’équilibre instable et un simple éternuement vous ferait basculer vers l’un et pas l’autre).

Du coup, sur l’ISS, ils ne sont certainement pas en état de micro-gravité.


L’apesanteur alors ?
L’apesanteur, comme dit son étymologie, désigne un état où il n’y a pas de pesanteur, où l’on n’a pas de poids. En fait, plus scientifiquement et selon la définition de Wikipédia (qui dit aussi et à juste titre que l’apesanteur et l’impesanteur sont deux termes pour la même chose, la seconde est simplement préférée pour sa prononciation moins ambiguë), l’apesanteur désigne un état où l’on ne sent plus l’accélération de la pesanteur.

Dans l’ISS (ou lors d’un vol parabolique, ou dans tout autre phase de chute libre), les gens et les objets "flottent". Donc, c’est comme si ils n’étaient pas attirés par la Terre : c’est comme s’ils n’avaient pas de poids. Pas de pesanteur.
N’est-ce pas là la définition d’« apesanteur » ?

Donc je le dis : dans l’ISS, ils sont en état d’apesanteur et non de micro-gravité (considérant les définitions actuelles d’« apesanteur » et de « micro-gravité »).


D’où vient son erreur alors ?
D’une mauvaise traduction, probablement : le terme anglais « microgravity » se traduit en français par « micro-pesanteur » (selon Wiki).

En toute rigueur, dans l’ISS, ils sont en état de micropesanteur (pesanteur très faible) et pas d’apesanteur (pesanteur égale à zéro). Mais confondre les deux est moins grave que confondre apesanteur et micro-gravité.


Pour résumer :


Enfin, pour terminer sur une citation, prenons celle de François Pérusse, dans l’épisode « la science et vous » :
Professeur, nous avons une question qui revient souvent. L’attraction sur d’autres planètes, la gravité…
— Attention, l’attraction et la gravité sont un complément, et non pas deux choses pareil. Commet par exemple, il peut y avoir une attraction sans gravité. Comme eurodisney : c’est vraiment une attraction sans gravité.
— C’est ça, c’est pas grave d’aller à Euro-Disney.
— Par contre, les danseuses nues sont une attraction assez grave.
— Ça peut le devenir, oui.


MÀJ : la réponse de Bruce
En fait, le poids (donc la pesanteur, c’est la même chose) est une conséquence de l’accélération de la pesanteur. Cette accélération est généralement due à la gravité. Cette accélération peut aussi être dû à un mouvement accéléré du référentiel : c’est l’expérience de pensée d’Einstein dans son ascenseur : si on est dans un ascenseur dans le vide et qu’on est plaqué au sol, on ne peut pas savoir si c’est parce que l’ascenseur accélère vers le haut ou si c’est parce qu’on passe à côté d’un astre : les deux produiraient le même effet.
L’ISS est en orbite, mais il tombe quand même. Il tombe juste en courbe, et cette courbe possède le rayon de courbure de son orbite : c’est un cercle (ou une ellipse, mais le résultat est le même). Vu que sa trajectoire est une courbe, il accélère. Non pas en intensité, mais en vecteur. D’où la génération d’une accélération et donc un poids.

Or, vu que l’ISS est en orbite, cette accélération là (due à la courbure de la trajectoire) compense exactement l’accélération de la pesanteur due à la gravité terrestre. Les deux vecteurs s’annulant à tout moment, le poids sur un pèse personne est nul.

image de Jason Mayor