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le hollandais volant

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La SACEM : « je veux être dédommagé pour un préjudice fictif ! »

mercredi 5 novembre 2014 à 19:25
logo du copyreich Non mais regardez-moi ça :

Les titulaires de droit ne peuvent réagir qu’a posteriori aux contrefaçons commises […]. Ils ne peuvent en revanche, avant toute notification d’un contenu illicite, ni obtenir la réparation du préjudice subi du fait de l’utilisation des œuvres et objets protégés, ni négocier auprès de ces intermédiaires sur un plan contractuel une rémunération en contrepartie de ladite utilisation.

En gros, ils se plaignent de ne pas pouvoir être payés à cause d’un crime qui n’a pas été commis, ni encore été commis selon eux, et de seulement avoir le droit de demander réparation après le préjudice.

C’est moi où c’est là une logique de gros connards bourrés-de-fric-mais-pas-encore-assez ?

Si moi j’annule un voyage important demain car il est possible que je me fasse écraser par une voiture juste avant, et que je demande 1'000'000€ pour le préjudice subit du fait d’avoir annulé le voyage, on va me prendre pour un malade, non ? Alors pourquoi pas eux ?
Et pourquoi (bordel de merde) j’ai le sentiment que ces abrutis auront encore une fois ce qu’ils veulent, c’est à dire une taxe sur ces préjudices fictifs ?

Y a plein de monde qui utilise un service d’hébergement pour faire des backup de leurs fichiers, y compris ceux qui sont sous licence, y compris ceux copiés à des fins de copie de sauvegarde, chose prévue par la loi (en faveur de l’utilisateur) et chose pour laquelle ces connards d’ayants droits ont déjà été payé plusieurs fois (par une taxe sur les disques dur, ordis, téléphones, routeurs, etc. — car oui, ils sont payés par nous pour que nous puissions user d’une liberté que la loi nous accorde)…

Que fait la Hadopi contre ça, sérieux ? Que fait la police contre ces voleurs ?

Mais bien-sûr : une (deuxième) taxe sur l’encre d’impression pour financer le centre national du livre

vendredi 24 octobre 2014 à 13:05
Un livre ouvert dans l’herbe Ils ne savent plus quoi inventer, au gouvernement.

La ministre veut une taxe (de plus, car il y en a déjà une, en fait) sur les consommables d’impression pour financer le centre national du livre.

La bonne blague.
C’est pas comme si l’encre d’impression était déjà trois fois plus chère que le Chanel n°5, deux fois plus chère que le sang humain (celui des hôpitaux), 1000 fois plus que l’essence et ainsi beaucoup plus que pratiquement n’importe quel autre fluide.

Après vient la taxe… Meh. Ce ne serait pas plutôt l’argent public qu’il faille utiliser pour cela ? Il n’y en a plus ? Ben vous n’avez qu’à demander aux députés de payer leurs putain d’impôts, comme tout le monde, vu qu’ils ne le font pas, pour une bonne proportion, ça vous fera de l’argent.

Sérieux, est-ce qu’ils vont aussi taxer les écrans tactiles pour sauver les constructeurs de souris d’ordinateur ?
Est-ce qu’ils vont taxer les écrans plats pour financer les constructeurs de tubes cathodiques ?
Est-ce qu’ils vont taxer les stylos pour éviter la mort des éleveurs d’oies, vu que le business des plumes d’oies doit être en train de s’effondrer : on vient tout juste d’inventer le stylo bille en 1919, le changement va être difficile, vu que certaines institutions Françaises semblent encore en être restées là (je me demande s’ils ne sont sont pas même restées à Louis XVI, à bien y penser).

Rhaa®…

image de Floringorgan

Ce que je pense des mots-dièses, mégadonnées, arrière-guichets

jeudi 23 octobre 2014 à 18:21
La technophobie à la française passe ces temps-ci par la nomination des mots nouveaux pour remplacer les mots issus de la langue de Secouejavelot. Depuis au moins deux ans, on ne dira plus les insultes procapitalistes américains « hashtag », « back-office », « bigdata » mais respectivement « mots-dièse », « arrière-guichet », et « mégadonnées ».

On pourra également prétendre que je suis en train de publier sur un blogue (et non plus ni un blog, ni même un web-log) et que une petite image se nomme une imagette et non « thumbnail » (terme dont l’énonciateur risquera bientôt la prison).

Cela me semble un peu poussé, mais j’entrevoie déjà un temps où, rentrant du travail et filant sur le canapé pour regarder un film, on m’interdira d’ouvrir une boîte d’un DVD pour en glisser le disque dans le lecteur BluRay. À la place, j’ouvrirais plutôt la boîte contenant le disque numérique polyvalent pour l’insérer dans le lecteur de rayon-bleu (appareil fonctionnant sur le principe de l’ALESR, je le rappelle), ou alors visionner directement le dit film via le inter-réseau grâce à la boîte-directe de mon FAI (fournisseur d’accès à inter-réseau) pas du tout favori.

M’empêchera-t-on ensuite d’écouter un fichier GE3, téléchargé depuis l’inter-réseau, sur mon ordiphone (au moyen d’un câble BSU, d’un réseau FiSF ou Dentbleue). De toute façon, après ça, j’irais naviguer sur la toile et envoyer des minimessages sur mon parta-lien après avoir ouvert mon logiciel RenardDeFeu sur LinuxMenthe (PetitMou Fenêtres ou Pomme Mac SE 10, c’est selon).

N’est-ce pas ridicule ?

Espèrent-ils vraiment nous forcer à utiliser ces mots, sous prétexte qu’ils sont approuvés par le ministère ?
Alors oui, je suis d’accord que la langue française évolue, qu’il faille intégrer des mots nouveaux, en inventer d’autres. Mais est-il vraiment nécessaire d’en créer dans le but — que dis-je : l’espoir ! — qu’ils remplaceront un jour les mots d’origine étrangère qui circulent dans la langue courante depuis des décennies ?

Surtout que, n’oublions pas, que la plupart des mots simples sont, orthographiquement parlant, complètement massacrés sur les réseaux sociaux, comme livre-visage ou trèsgrandnombre+ voire Piouteur… Les usagers de ces sites-toile ne savent ainsi même épeler les mots « ça », « comment », « salut » ou « bien ».
J’ai du mal à comprendre cet acharnement à tuer et complexifier la langue française avec des terminologies ridicules alors que les mots simples de la langue plus que courante ne sont pas maîtrisés.

À part tenter de vouloir rendre la langue française ridiculement barbare, je ne vois pas, non…

Statistiques de joueurs de jeux vidéos et des sénateurs

samedi 18 octobre 2014 à 10:02
L’image d’un joueur de jeux vidéos est typiquement le jeune homme geek asocial criminel. Vraiment ?

En France, le syndicat national du jeu vidéo (SNJV) a publié les statistiques suivantes pour 2013 :


Maintenant la même chose pour les sénateurs :



Pour info, la population française se décompose ainsi :


C’est marrant, ça ressemble incroyablement aux statistiques des joueurs de jeux vidéos et pas du tout à celles de ceux qui sont là pour nous représenter.

ÉDIT : Florent me signale ce lien qui modère un peu les chiffres du SNJV. Ceci dit, les deux chiffres dont je parle ici sont modérés dans l’article par… le SNJV lui-même.
Dans tous les cas, je suis d’accord pour mettre un bémol quand aux types de jeux vidéos dont on parle : il est clair que certains jeux PC ciblent d’avantage un public masculin et jeune, mais le PC est loin d’être la seule plateforme de jeu actuelle, et il est certain que les jeux sur la Wii, la DS et surtout sur les smartphones (candy-crush & co, jeux FaceBook) ne sont pas joués uniquement par des ados.

Il y a ceux qui sont assez fort pour Internet, et il y a les autres

vendredi 17 octobre 2014 à 18:32
chat qui se lèche la patte L’ado qui avait été condamné et purgé sa peine pour avoir filmé et massacré un chat et avoir posté ça sur le net s’est suicidé récemment.

Comment dire… Je pense que le premier commentaire sur Numérama résume assez bien ce que je pense : «  J'ai du mal a avoir de la pitié pour lui. », même si j’ai bien conscience d’être parfaitement odieux et dur.

Je pense pas pour autant que « justice a été faite » : elle avait déjà été faite lors du procès et de sa peine, mais même en ayant purgé sa peine, un voleur connu de tous restera toujours « le voleur » au yeux de la société. Ce genre de choses ne partent pas comme ça… Et sûrement pas sur Internet, qui n’est que le reflet de la société. En fait, Internet vous renvoie dans la gueule en 100 fois plus fort ce que vous faites vous-même, que ce soit en mal ou en bien. Il y a ceux qui sont assez fort pour survivre à ça et les autres.

Maintenant, je n’en doute pas une seconde : on va encore voir déferler tous les élus et les éducateurs pour dire que Internet est dangereux et que ça pu, alors que c’est faux : un voleur à la tire qui prend le sac à main d’une mémé se prendra lui-aussi des coups de poing dans la gueule, en plus d’être arrêté. La place du marché serait donc aussi dangereuse ? Non. Il n’y a pas de différence entre Internet et le monde réel : comme j’ai dit, Internet est le reflet du monde réel. C’est le monde réel. La réaction des gens est la même, c’est juste qu’il y a plus de gens pour regarder…

Et comme il y a des morts et des suicides, il y a aussi des choses magnifiques, comme quand les internautes du monde entier se cotisent pour donner 3000$ à un sans abri. Ou alors tous les animaux sauvés par des gens de bien, qui eux aussi mettent leur exploits sur le net. Ce sont plutôt eux qu’il faudrait médiatiser et encourager, non ?

Mais ça, malheureusement, les médias n’en parleront pas. Ils préfèrent bien-sûr alimenter la haine, la peur, la destruction, plutôt que les choses admirables qui se font de part le monde. La peur, c’est bien plus vendeur…

image de Tambako