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le hollandais volant

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Non, je ne retournerai pas sous Opera

mercredi 25 juin 2014 à 18:02

Il y a quelques années, je faisais d’Opera mon navigateur principal, voyant que Firefox était devenu lent et lourd. J’aimais beaucoup Opera : très rapide et très complet, il comportait tous les éléments de Firefox ainsi que des dizaines de fonctions annexes (bloqueur de pub, lecteur RSS, synchronisation des données…).

L’an dernier, Opera (la société) annoncait un virement radical dans leurs produits : il en était terminé de Presto et d’Opera tel qu’on le connaissait. Ils avaient décidé de jeter tout ça et de refaire un navigateur tout neuf basé sur… Chromium !

Chromium est un très bon navigateur, en avance sur tous les autres en termes de performances et de supports HTML5. Mais il est édité par Google… Opera contient donc des éléments internes qui viennent de chez Google. Outre les éventuels problèmes de vie privée que ça peut entraîner (Google est bien connu pour faire tout ce qu’ils peuvent pour traquer les utilisateurs), ça posait un autre problèmes : la surdomination du moteur de rendu Webkit/Blink.
En effet, Webkit présent dans Chrome et Safari domine le web, et donc les webmasters ne font des sites pour Webkit et pour personne d’autre (souvent par paresse). En plus, à sa sortie, Opera Nouveau était vide et ne ressemblait à rien.

Du coup j’avais décidé de repasser sous Firefox. Je suis toujours sous Firefox actuellement, et je pense que je vais y rester.
Il faut le dire : autant j’avais beaucoup râlé sur la lenteur de Firefox il y a quelques années, maintenant les choses ont changés. Firefox est rapide de nouveau et il contient pas mal de choses sympas (les outils de développeurs sont pas mal du tout, et l’interface du navigateur en XML permet de le modeler à sa sauce avec quelques connaissances ou modules complémentaires).

Aujourd’hui, Opera est un peu mieux : il commence à reprendre ses atouts d’antan. Mais cela ne fait plus tout, pour moi. Firefox est un logiciel édité par la fondation Mozilla, qui est le seul éditeur d’un grand navigateur web à faire vraiment des choses en faveur d’un web et d’un internet ouvert et libre (les autres font tout pour leur seuls intérêts commerciaux).
Oui, Opera fait aussi pas mal de choses en faveur d’un web libre, mais leur navigateur est et a toujours été tout sauf libre, ce qui fait un peu tache (et vu que j’aime parfois bidouiller au cœur des logiciels, un code source libre est très avantageux).

Bref, j’utilise Firefox parce qu’il est bon et que j’ai envie de soutenir Mozilla et un web ouvert.
Tant pis pour Opera…

Image de Mozilla

Bloquer c’est voler ? Publicité c’est violer.

jeudi 19 juin 2014 à 17:55
Ce matin, une fausse affiche a circulé sur les réseaux :



L’affiche est une fausse, on est d’accord.

Mais quand on voit des dizaines de sites web nous supplier de retirer les bloqueurs de publicité, je me dit qu’on n’est pas bien loin du réalisme.
J’ai déjà proposé qu’on reformule ces petits messages de malvenue anti-anti-pub, laissez-moi proposer un texte alternatif à ce qui est visible sur cette affiche :

Publiciter, c’est violer.
Violez-vous la vie privée des internautes sans le savoir ?
Afficher ou diffuser de la publicité sur internet entraîne une une violation de la vie privée considérable pour les internautes honnêtes et vos visiteurs qui vous font vivre.


Explications quand même : la publicité sur internet ce sont avant tout de gros annonceurs, comme Google. Ces annonceurs détectent exactement qui clique sur les publicités, qui visite la page (même sans cliquer) et profilent les visiteurs à travers leur présence sur de nombreux sites (Google possède plein d’autres moyens que juste la publicité, par exemple).

Même chose avec tous les boutons « Like » ou « Tweet » de Facebook et Twitter. Le problème est tel qu’après quelques mois, une personne qui ne s’est jamais inscrite sur Facebook et qui veut le faire a déjà un profil complété et précis : tout y est concernant vos habitudes de navigateur, vos logiciels, votre famille (vous achetez un biberon sur eBay ? Facebook sait que vous avez un nouveau bébé), votre travail, vos habitudes de vie, vos vacances… Facebook ou Twitter vendent alors ces informations aux annonceurs pour proposer des publicités ciblés (si vous recherchez « mon ordinateur est vieux et rame », vous aurez des pubs pour des ordinateurs, vous poussant à dépenser votre argent inutilement, alors qu’une simple défragmentation de disque suffirait à redonner vie à votre ordinateur).

Ce genre des choses n’est possible qu’avec l’aide des sites internets qui utilisent ces boutons « Like », « Tweet », la publicité et plein d’autre chose (jQuery et fonts hébergés chez Google, lecteurs vidéo intégrés, Discus, Analytics…).

Voilà la raison pour laquelle j’essaye au maximum de bloquer les publicités, les cookies, les scripts externes sur les sites web et que j’encourage tout le monde de le faire. Un site n’a pas à faire le travail des services de renseignement.

Comment je fais mes lignes de dégradé en bas de la page de mon site sans images ?

dimanche 15 juin 2014 à 22:44
On m’a demandé où était l’image pour faire la petite ligne de dégradé en bas de la page de mon site :

la ligne de dégradé en CSS en bas de la page de mon site

Il n’y a ni images, ni script, juste une ligne de CSS.

En fait, je mélange ici deux choses désormais largement supportés par les navigateurs :


Le principe est le suivant : un dégradé, au niveau du navigateur se comporte comme une image de fond. On peut donc en mettre plusieurs et les décaler les un des autres :

background: linear-gradient(to right, transparent, red), linear-gradient(to right, blue, transparent);

Se comportera (presque) comme :

background: linear-gradient(to right, blue, red);


Après, les images sont décalées avec background-position.
C’est de là que vient mon astuce : il suffit de mettre un premier dégradé (la ligne noire), un deuxième (la ligne blanche) décalée de 1px vers le bas, et un troisième faux dégradé monochrome décalé de deux pixels vers le bas. Le faux dégradé n’a qu’une seule couleur, celle du fond du reste de la page.

Pour résumer, ça fait ça (où le rouge-bordeaux est en fait la couleur de fond du reste de la page, ne laissant alors apparaître que les deux lignes bleue et noire) :
images déclalé en CSS
Il suffit alors de remplacer les couleurs pleines par des dégradés avec 3 couleurs (le transparent sur le côté, une couleur pleine au centre).

Note importante quand même : dans la liste des 3 dégradés de fonds, c’est le premier qui est placé au dessus, les autres sont placés en dessous. Sur mon exemple ci-dessus, il faudra donc déclarer le rouge-bordeaux d’abord, le bleu ensuite et le noir en dernier.

Concernant la ligne de dégradé sur mon site, le code est là :

background: linear-gradient(to right, #212121, #212121) 0 2px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #646464, #212121 ) 0 1px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #010101, #212121 ) 0 0px no-repeat;

Remarquez que le premier dégradé est celui qui est unicolore et au-dessus, le second est le blanc et en dernier est la petite ligne noire du haut.

GNU/Linux : améliorer le terminal

dimanche 15 juin 2014 à 18:40
Sous GNU/Linux, le terminal est un programme central pour les utilisateurs, pour sa rapidité et sa simplicité. Il peut donc être intéressant de le personnaliser et de l’améliorer un peu.

Ces astuces ici sont pratiquement toutes inspirées de ce qui se fait dans la distribution Linux Mint, qui intègre tout ça par défaut.

Les couleurs dans le terminal


Par défaut sous Ubuntu (et ailleurs), le texte dans le terminal est tout de la même couleur. C’est difficilement lisible. Il est possible, entre autre, de mettre en couleur le texte au début d’une nouvelle ligne, le « nom@machine ~ $ » pour le rendre plus visible.
Pour cela, éditez le fichier caché .bashrc qui se trouve dans votre dossier personnel et ajoutez tout à la fin sur une nouvelle ligne :
PS1='\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'

Résultat :

terminal with another PS1 colors
Personnellement, j’ajoute même une nouvelle ligne avant un nouveau prompt, pour bien espacer chaque ligne (remplacez la ligne précédente par celle là) :
PS1='\n\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'

Pour que ça marche, éditez le fichier .bashrc, sauvegardez les changements puis ouvrez un nouveau terminal. Chaque changement dans le fichier n’est pris en compte qu’en ouvrant un nouveau terminal.
ÉDIT : pas besoin de relancer le terminal, Nono me signale la méthode où il suffit de lancer « . ~/.bashrc »

En plus, je préfère que le titre du terminal affiche le chemin courant (PWD) plutôt que « Terminal » :

PS1='\[\e]0;\w\a\]\n\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'[/code]
Si vous voulez changer de couleurs, sachez que ce sont les « 35 » et « 32 » que vous voyez qui font référence aux couleurs. La liste est donnée sur cette page. Le « 1; » devant la code couleur correspond au gras. Pour que les caractères ne soient pas en gras, mettez « 0; ».

ÉDIT : Kyriog me signale ce site pour créer des lignes PS1 pour bashrc. Glissez-déposez les éléments dans la ligne au dessus et récupérez le code en bas !

Command not found


Lorsque vous tapez une commande qui n’existe pas, le terminal affiche une erreur. Il est possible de lui faire suggérer l’installation d’un paquet logiciel qui contient cette commande.
Par exemple, si Firefox n’est pas installé et que vous tapez « firefox », il vous proposera alors d’installer Firefox.

Installez les paquets suivants :

sudo apt-get install command-not-found command-not-found-data

Puis ajoutez le à votre bashrc (si ça n’est pas ajouté tout seul par le fait de l’avoir installé) :

# if the command-not-found package is installed, use it
if [ -x /usr/lib/command-not-found ]; then
	function command_not_found_handle {
	        # check because c-n-f could've been removed in the meantime
                if [ -x /usr/lib/command-not-found ]; then
		   /usr/bin/python /usr/lib/command-not-found -- $1
                   return $?
		else
		   return 127
		fi
	}
fi


Cowsay


Cowsay couplé à Fortune permet d’afficher un petit dessin en ASCII qui affiche une citation. Quand j’ouvre un terminal, je vois affiché une citation au hasard énoncée par un animal au hasard : une vache, un renne, un hellokitty ou un tux.
Il faut pour cela avoir installé les paquets cowsay et fortune (et activé les paquets universe) :
sudo apt-get install cowsay fortune

Puis placer cette ligne dans le bashrc :
fortune -a | cowsay -f $(shuf -n1 -e hellokitty default tux moose)

Normalement, quand vous ouvrirez le terminal, ça fera quelque chose comme ça :

cowsay + fortunes trick

L’autocompletion


Sous Ubuntu ça semble avoir été corrigé dans la version 14.04, mais avant l’autocomplétion avec la touche de tabulation ne marchait pas ou de façon incomplète. Pourtant, en ajoutant ceci à votre fichier .bashrc, vous pouvez activer l’autocomplétion qui est quand même très pratique.

# enable bash completion in interactive shells
if [ -f /etc/bash_completion ]; then
    . /etc/bash_completion
fi

Maintenant, au lieu de taper « sudo aptitude install firefox », vous taperez « sudo apti<tab> i<tab> firef<tab> » ce qui fait gagner pas mal de temps.

Voilà, avec tout ça vous aurez un terminal plus joli.
Une petite astuce finale : il est possible d’ajouter n’importe quelle commande au lancement du terminal. Pour cela, il suffit de placez la commande dans le fichier .bashrc. C’est aussi simple que cela.
Par exemple pour afficher l’heure d’ouverture du terminal tout en haut, mettez « date » tout seul sur une ligne. Pour afficher les dernières commandes tapées, mettez « cat .bash_history | tail »

France OS

mardi 10 juin 2014 à 19:57
minitel 1980 Ça y est, Arnaud Montebourg craque et veut son système d’exploitation Français.

Très logique.

Surtout quand ça vient tout juste un an après que l’armée Française ait renouvelé son contrat avec Microsoft et alors que toute l’administration (ou presque) tourne sous Windows et que les écoles apprennent aux élèves à n’utiliser qu’un système fermé, payant et cher (100€) alors que des systèmes gratuits, libres, sans backdoors et même Français existent déjà.

Et pour en revenir à France OS, je vous laisse avec l’ami Korben qui a eu le privilège de tester tout ça : Test de FranceOS – Le système d’exploitation Franco-français.

Espérons que la version finale et officielle sera mieux que les sites du service public Français.

image de CBerthel