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Les freins responsables de 55 % des émissions de particules

samedi 10 février 2024 à 12:10
Il s’agit de particules à base de carbone qui émanent des fines poussières créées par le freinage. Cela vaut aussi bien pour les véhicules électriques que pour les thermiques.
Enfin, les conducteurs de véhicules électriques peuvent s’assurer qu’ils contribueront à la réduction de la pollution de l’air, tout en bénéficiant d’une plus grande autonomie et d’une maintenance réduite.

Comment deux phrases décrédibilisent totalement l’article et prouvent que l’auteur ne sait pas de quoi il parle.

Les voitures électriques utilisent le freinage régénératif dans environ 95 % des cas. Et encore, les 5 % restants, c’est en majorité pour s’arrêter sur le dernier mètre (très peu d’énergie à dissiper), le reste étant les freinages d’urgence, chose qui n’arrive que rarement.

Le freinage régénératif, c’est le frein moteur sur une électrique. C’est tout.

C’est le moteur électrique qui est entraîné par les roues, et agit alors comme une génératrice (en vrai y a parfois un générateur distinct du moteur, et optimisé pour la fonstion) : la roue fait tourner le générateur et ça recharge la batterie. L’énergie récupérée provient de la transformation de l’énergie cinétique, qui diminue. En d’autre termes, la voiture ralentie, on freine.
Ah et l’énergie récupérée recharge la batterie et permet de rouler plus loin. Pour donner un chiffre, environ 30 % des kilomètres roulés avec ma voiture proviennent de la régen (30 % de l’énergie qui est entrée dans ma batterie l’est hors cycle de charge, donc via la régen).

Et tout comme on peut contrôler le frein moteur d’une thermique en rétrogradant (jusqu’à un certain niveau), on peut contrôler le freinage régénératif d’une voiture électrique (jusqu’à l’arrêt), et donc se passer des freins plaquettes dans la quasi totalité des cas. Sur la mienne, le freinage régénératif permet de régen jusqu’à 130 kW, c’est à dire environ 176 ch : la décélération est aussi puissante que l’accélération d’une voiture de 176 ch). Ça commence à faire : c’est vraiment pas un freinage « gadget » (d’autres voitures montent à >300 kW de régen).

Sur une EV, les plaquettes d’origine font des centaines de milliers de kilomètres, parfois la durée de vie du véhicule.

Donc non, c’est pas là où est la pollution d’une EV. Elle est partout, SAUF là.


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