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Le terreurisme, le terrorisme « nouveau » et gouvernemental

samedi 23 septembre 2017 à 10:08
On pointe une arme à tous les citoyens de cette planète et on appelle ça la protection ?
— Captain America à Nick Fury, dans « Captain America, le soldat de l’hiver »

Lire ça :

Ça fait un moment que l’on place des caméras partout, qu’on arme jusqu’à les policiers municipaux et même quand ils ne sont pas en service — rétablissant ainsi la peine de mort dont on place la gâchette entre leur mains, après l’avoir prise à ceux de la justice en 1981 — qu’on traite tout le monde comme un suspect potentiel, qu’on demande partout à tout le monde d’être vigilant : et si votre voisin était un terroriste ? et si la personne à côté de vous dans le train était un terroriste avec une bombe dans ses bagages ?

Ça fait des années qu’on change les termes « vidéo-surveillance » en «  vidéo-protection », pour nous faire croire que c’est une caméra qui va nous protéger d’un fou armée d’un semi-automatique ou d’une bombe artisanale conçue avec 5€ de produits ménagers.

L’on commence à faire des systèmes de reconnaissance faciale intégrée à ces-dits caméras. L’on parle également déjà de drones embarquant ces caméras pour surveiller des civils, et peut-être même des armes, bientôt, pour faire comme dans les jeux-vidéos où l’histoire se déroule dans un monde de dictature post-apocalyptique.

Si on résume, on se trouve dans une société où chacun de nos voisins est un potentiel suspect, que ce soit aux yeux de la police ou de chaque citoyen, et l’on devrait avoir peur de tout et de tout le monde. C’est beau, non ?
En fait, l’idée même derrière l’instauration d’une terreur permanente, et en particulier quand c’est le gouvernement qui orchestre tout ça, c’est ce que l’on appelle le terrorisme.

Alors, je sais, l’on va se demander « comment discerner les méchants qui utilisent des bombes pour tuer des innocents dans le métro, et ceux qui utilisent des armes normalisées pour faire la même chose mais sur ordre de ceux que nous avons élu par le biais des urnes ? » ?

Je propose qu’on utilise le terme de « terroriste » et de « terrorisme » comme on l’a toujours fait : pour les individus et les organisations de déséquilibrés mentaux en tout genre qui utilisent toute leur imagination pour perpétrer des crimes. Ceci ne change donc pas.

Par contre, j’aimerais utiliser le terme de « terreurisme » comme étant la peur instaurée par le gouvernement pour mieux régner sur les civiles.

Comme ça l’on sait de quoi on parle, tout en maintenant un sens relativement proche à ces deux termes, ce qui est normal quand leur définition est également très très proche.

PolitiScales ?

mardi 19 septembre 2017 à 20:55

Un site (re)-fait surface en ce moment sur les rézosocio® : PolitiScales.

Après une centaine de questions, il est censé vous donner votre orientation politique, basé sur 6 axes différents. J’ai fait le test, les résultats sont .

*judging hard*

Nul doute que ce genre de test a été fait avec un certains sérieux, mais je persiste à trouver dommage de résumer les idées d’une personne sur seulement 6 points.
Je pense qu’il y a 7 milliards d’êtres humains sur la Terre et donc 7 milliards d’orientations politiques également.

Il n’y a pas 6 nuances de gris, mais une infinité de couleurs.

Au delà de ça, je note quand même quelques trucs.
Ça par exemple :

La philosophie et les idéologies en générales sont mises de coté au profit de la gestion.

En gros, regarder les problèmes au cas par cas plutôt qu’appliquer des méthodes toutes prêtes issues d’un bouquin.

C’est la raison d’être d’un tribunal présidé par des gens. On ne vit pas dans un État où un crime appelle à une punition toute faite, mais où chaque personne paye en fonction de ce qu’il est. Une même conséquence, mais avec des causes différentes appelle naturellement à des jugements différents (par exemple, c’est pour ça que l’on distingue l’homicide involontaire (ie un accident) de l’homicide volontaire (meurtre) de l’assassinat (prémédité) : le résultat est le même (une personne est tuée) mais pas les conséquences).

Pour le reste, ça confirme ce que je sais déjà : à l’exception notable de l’idée d’abolir les frontières politiques (pas culturelles : cultiver ses différences reste selon moi une force) et de celles d’accepter le progrès et le changement plutôt que s’encrasser dans les traditions qui ne fonctionne pas, je suis plutôt centriste avec une grande part d’incertitude sur chaque question (justement parce que je trouve que « ça dépend » ; ie le pragmatisme ; ie la phrase ci-dessus).

Par contre je ne comprends pas leur système de drapeaux. Encore un moyen de se coller mutuellement des étiquettes sur la tronche dans le but de se taper dessus ?

S’il ne devait en rester un, mon seul drapeau serait le drapeau Pirate, mais là aussi, il n’est pas vraiment nécessaire ni utile car il y en a plein de différents (et faire des groupes à un seul membre à chaque fois, c’est un peu idiot).

Non pas pour le violence et le rhum, mais pour le côté « refus d’un système injuste » et « recherche d’un idéal personnalisé et concocté de mon propre coté en piochant le meilleur où il se trouve sans regarder son origine ».

… et par conséquent avec une grosse dose de « j’en ai rien à foutre d’avoir du monde à mes côté. Qui m’aime me suive, et les autres je vous encourage à voguer ailleurs si ça vous rend plus heureux : ce monde est assez vaste pour que chacun y construise ses idéaux ».

Bouge pas!, le troll de la rentrée

jeudi 31 août 2017 à 20:02

Ça y est : il y a désormais un service pour faire livrer sa commande McDo, BurgerKing, KFC, clopes et bien-sûr le plus important, à savoir ses médicaments (si ce n’est important maintenant, ça le sera demain avec tout ça), à domicile (sur Paris et banlieue pour le moment).

Son nom ? Bouge pas.
Je veux dire « Bouge Pas! » : avec le site qui est bougepas.fr, c’est le nom du service.

Suis-je le seul à y voir un gros troll envers le « manger-bouger » que l’on voit partout ?

Hahaha !

Et outre le fait que tout ça me fasse rire — à Paris t’a un fast-food à chaque coin de rue : si t’es trop gros pour grimper dans l’ascenseur et y aller, c’est clairement que t’as besoin qu’on vienne t’apporter ça — le site lui-même est illisible codé avec IE6 et bardé de choses comme ça :

Rien de plus simple, vous pouvez livré en scooter ou à vélo.
Prix fixe payer par course donc pas de surprise

()

C’est à quel moment que @Bescherelle va livrer des Bescherelle par voie « pan, dans-ta-face » ?

J’ai vraiment du mal à voir si c’est un troll ou un vrai truc, mais ça m’a fait rire :D

Et au moins ça aura le mérite de faire du taf pour les jeunes Bac+17 avec 0 expérience dont personne ne veut (et qui eux-même en ont marre des stages non-rémunérés ; merci Macr0n), qui pourront faire 150 km par jour (vélo ou scooter) pour toucher de quoi se payer un menu maxi best-of avec coca zéro (faut pas déconner avec les calories, merde !).

Visite au musée des Confluences

mercredi 30 août 2017 à 19:34

Il a quelques temps j’ai été invité à venir visiter le musée des Confluences, à Lyon. Ayant été contacté directement par le biais de mon blog scientifique (Couleur-Science), il me semble donc tout naturel de faire un retour sur mon blog également et de remercier le musée, et c’est l’objet de cet article.

Le musée dispose de deux parcours d’expositions : les expositions permanentes et les expositions temporaires (celles qui sont actuellement là le sont pour environ un an). Les visites que j’ai faites concernent deux expositions temporaires : une sur les poisons et l’autre sur l’invention du cinéma.

Venenum, un monde empoisonné

Cette exposition commence par une section dédiée à l’usage des poisons au cours de l’histoire, notamment pour commettre des assassinats politiques (et cette pratique remonte jusqu’à l’antiquité…). Sans tout vous retranscrire pour ne pas spoiler, on apprends que c’est sous cette menace que les rois se servaient de « goûteurs », dont le rôle était de goûter les plats destinés au roi pour s’assurer qu’ils n’était pas empoisonnés. C’est aussi sous cette influence que naissent les premiers magasins d’apothicaires ainsi que la science des poisons et des antidotes.

L’exposition continue ensuite sur la présentation de l’usage moins criminel des poisons : que ce soit pour se débarrasser des nuisibles, de l’usage en tant qu’insecticide, etc. On y apprends également que nombre de produits courants à certaines époques sont aujourd’hui bannis depuis que l’on a pu démontrer leur caractère nocif pour l’être humain. Oui, pas de panique, le nom de Monsato est également mentionné, même si d’autres produits on fait bien plus de victimes et depuis l’antiquité (les Romains utilisaient des canalisations en plomb par exemple, qui est aujourd’hui considéré comme un important neurotoxique).

Bien-sûr, les poisons et leur usages ont été inspirés de la nature, et à ce titre la visite comprend également une partie dédiée aux poisons dans la nature, que ce soit avec les serpents, les araignées, mais aussi nombre d’insectes (dont des papillons), des amphibiens, des méduses… Le musée dispose de quelques animaux vivants et d’un grand nombre de spécimens qui ne le sont plus. Au delà des poisons végétaux et animaux, il ne faut pas non plus oublier les poisons minéraux et les poisons artificiels.

Enfin, qui dit poison dit également antidote et c’est sur ce point que se termine la visite : la recherche de solutions aux empoisonnements, voire l’usage de venins pour développer des antidotes (si vous vous faites faire une injection contre une morsure de serpent, par exemple, cette injection a été créée grâce à l’emploi du poison du serpent).

Voilà donc une bref résumé de ce que cette exposition Venenum pourra vous apprendre.
En ce qui me concerne, en plus d’avoir évidemment appris tout un tas de trucs, j’ai depuis longtemps l’intention de faire un article sur Couleur-Science à propos des poisons et leur mode d’action (qui varie énormément d’un poison à l’autre), et cette visite m’a donné pas mal de matière pour ça, et ça c’est cool.

Lumière ! Le cinéma inventé

Cette exposition retrace l’invention du cinématographe par les frères Lumières (originaires de Lyon, ville où se trouve le musée, au passage), de premiers kinétoscope au cinéma actuel.
Outre tous les dispositifs présentés (dont certaines sont interactives et que l’on peut essayer), on apprend aussi que le cinéma immersif à 360° ou celui en 3D n’a rien de vraiment nouveau dans l’idée.

Divers films-documentaires sont aussi projetés où l’on peut découvrir la vie des Lumières et les différents hommages qui leur ont été rendus, ou encore les problèmes et leurs solution que posent le cinéma actuellement, en particulier quand il vient le temps de faire des archives (problème que l’on peut également rencontrer en tant que particulier : beaucoup disposent sûrement encore de vieilles cassettes VHS, mais combien ont encore le lecteur qui va avec, et en état de marche ?).


Voilà brièvement ce qu’il en était de cette visite du musée des Confluences et en particulier les deux expositions Venenum et Lumière !.

Si vous avez une demi-journée de libre, je ne peux que vous conseiller d’aller y faire un petit tour, surtout si vous vous trouvez déjà sur Lyon. Si vous êtes encore en vacances, c’est peut-être l’occasion de faire une petite dernière sortie avant la rentrée (d’autant plus qu’avec cette chaleur indécente dehors, on ne peut qu’apprécier un musée entièrement climatisé) !

Toutes information se trouve sur leur site web : museedesconfluences.fr.

Enfin, je tiens à remercier Camille, pour m’avoir contacté en premier lieu et m’avoir accueilli au musée lors de mon arrivée, ainsi que bien-sûr l’établissement en lui-même pour m’avoir offert l’entrée.

Bravo, les antifascistes, bien joué !

mardi 22 août 2017 à 17:53

Des « antifa » américains qui ne trouvent rien de mieux que de détruire des statues, soi-disant pour protester contre les suprémacistes. Moi je dis bravo. Non, vraiment : être aussi débile et s’abaisser à un tel niveau de connerie, je pense que ça mérite des applaudissements. Vous n’êtes pas d’accord ?

Car cette action, c’est juste détruire un symbole historique lié à un passé que l’on ne peut pas changer simplement parce qu’il dérange une idéologie.

Vous savez qui fait ça aussi, détruire l’histoire, et les symboles et monuments du passée, au titre que ça dérange une idéologie ? Daesh.

Ouais, j’ai bien cette comparaison là, vous avez bien lu.

Mais bon, il paraît qu’on appelle ça « avoir une culture différente ».
Et je dois bien admettre : cacher le passé, soit-il fait de massacres, crimes et autres barbaries, c’est totalement une solution. C’est même la solution… pour oublier d’où l’on vient et ainsi, un jour, refaire la même chose.

Et puis, pourquoi s’arrêter là ? Il doit bien y avoir des livres, peintures, statues de gens comme comme César, Gengis Kahn ou Napoléon, non ? Tous ces hommes ont fait de grandes choses : ils ont colonisés des continents pour étendre leur empire et faire prospérer leur peuple. Ouais, ben ça c’est de leur point de vu, car de l’autre côté, ça s’est aussi traduit par des massacres (Gengis Kahn a tué 17 % de l’humanité durant ses guerres, rien que ça). Napoléon aussi a été responsable d’innombrables morts partout en Europe.

Tout ça c’est une question de point de vue : héros pour certains, envahisseur meurtrier pour d’autres.

Mais bon, visiblement, respecter le point de vue d’autrui, ce n’est pas votre fort. Vous préférez détruire celui des autres plutôt que forger et défendre le vôtre. Je parle des points de vues, mais ça s’applique aussi aux statues : si vous avez quelque chose à dire à propos d’une statue, dites le avec une statue : Colomb qui piétine des des natifs, par exemple, je sais pas moi.

Mais non… Plutôt tout casser pour oublier…

C’est pathétique.