Les mamans (et les parents en général), à juste titre : « on veut et on a besoin de congés parentales pour récupérer et être avec le bébé ! »
La droite et le Medef : « hold my crand-cru de Bordeaux, espèce de feignasse : je viens d’accoucher et je suis déjà au boulot le lundi d’après ! »
Oh wait !
On me dit qu’elle n’est pas du Medef, mais de gauche. Pardonnez-moi, on aurait cru.
En fait, je pense que tout le monde est différent. Certaines personnes auront besoin de 7 jours, d’autres de 6 mois. Dans le doute, je préfère largement que l’on offre le maximum à tout le monde, et qu’on laisse chacun choisir ensuite de revenir avant ou non. Mais une chose est sûr : quand on est une figure politique avec des messages à faire passer, en particulier des messages politiques sur le travail, les conditions de travail et les arrêts, il faut faire très attention au messages qu’on envoie à travers les actes.
Et ici, le message est bien loin d’un message appelant à offrir du repos aux nouveaux parents, et plus proche d’un message appelant à retourner bosser le plus tôt possible. Bref, un message digne du Medef.
Et pour ceux qui seraient à me dire « Mais justement, elle montre qu’elle est forte et capable de retourner au boulot après 7 jours avec un bébé dans les bras ! », ouais, peut-être.
Mais premièrement, et c’est mon avis : je pense qu’il serait utile d’aller demander leur avis à tous les nouveaux parents ce qu’ils en pensent : s’ils préfère 7 jours de repos ou quelques mois, et baser la règle générale là-dessus que sur un exemple de stakhanoviste qui fait la une des médias. D’ailleurs, cela ne fait-il pas la une parce que c’est tellement à contre-courant de ce que le commun des mortels veut ? Deuxièmement, on peut être fort et capable sans avoir à la prouver, et encore moins en retournant au boulot (ou en manif, même si la frontière me semble assez fine pour certaines personnes, ces temps-ci) immédiatement après avoir repris son souffle d’une épreuve de la vie, non ?
Bref, non, ce message n’est pas le bon ici. C’est maladroit, je trouve.
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D’une façon beaucoup plus générale : ceci est exactement la raison pour laquelle je déteste la gauche autant que la droite. Parce qu’il n’y a rien qui va : la droite n’a jamais été mon truc, mais la gauche aujourd’hui a perdue toutes les valeurs qui me tiennent à cœur, en plus de passer son temps à faire exactement le contraire de ce qu’ils disent :
– ici on a la gauche qui fait limite l’apologie du travail ;
– ailleurs on a les soi-disant écolo qui prennent l’avion pour aller de meeting en meeting ;
– d’autres dont les paroles et actes racistes n’ont rien à envier à ceux du RN ;
– la plupart qui parlent de travail, alors que, comme leur collègues d’autres partis, n’ont jamais pratiqué ça ;
– certains copinent avec des dictateurs, autant que le font ceux à l’autre bout de l’hémicycle ;
– et tous, ou presque, sont issus de familles bourgeoises qui, non content de traiter les gens comme une plèbe à leur service, n’ont rien de représentatif des gens qui iront voter pour eux ;
– …
Peut-être que cela a toujours été le cas, et que je le découvre depuis quelques quinquennats, mais ça ne me va pas. Je ne me retrouve dans aucun parti. Et non, je ne deviens pas de droite en reniant cette gauche. On n’est pas forcément ami avec les ennemis de ses ennemis : ce n’est pas une course à faire tomber quelqu’un avec des jeux d’alliances improbables.
Je ne suis pas apolitique : j’ai des idées, des principes, des valeurs, des tendances.
Je ne suis pas indifférent à tout ce qui se passe : au contraire, j’ai globalement un avis sur tout, issue du prisme de ma vie et de mon vécu, et de la place où je suis actuellement, et de celle vers laquelle j’essaie d’aller. Bref, des avis personnels.
Que ce soit le même que mon voisin ou pas, ce n’est pas la question.
Je constate simplement qu’il n’y a aucun parti vers lequel me tourner quand il s’agit de les faire représenter, et ça, c’est déprimant. Ça donne l’impression que quoi qu’il va se passer, ça sera la merde.
Et malheureusement, j’ai bien l’impression que je ne suis pas le seul à être dans ce cas.
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